CIDH, WASHINGTON, GUATEMALA.- Le 28 février 2003, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a tenu une audience spéciale au cours de laquelle a été abordée la question de la situation des ingérences externes et internes dans le système judiciaire guatémaltèque. C’est la première fois, au cours de cette 117e période de sessions de la CIDH, qu’a été analysée la situation globale du système de justice dans le contexte de la problématique plus ample des droits humains au Guatemala.

Le dossier a été présenté par la Magistrate guatémaltèque Yolanda Perez, en représentation de la Red Centroaméricana de Jueces, Fiscales y Defensores por la Democratización de la Justicia. La présence à l’audience de l’Etat guatémaltèque avait été requise, mais aucun représentant n’est venu. Durant son exposition, Yolanda Perez s’est référée à la situation budgétaire de la justice, aux menaces, attentats et intimidations qui ont fréquemment lieu au Guatemala contre les acteurs judiciaires. Elle a également mentionné les cas les plus significatifs des douze derniers mois, les ingérences externes de la part d’autres groupes de pouvoir (la presse, les militaires, les partis politiques, le secteur économique, le gouvernement, le pouvoir législatif), les ingérences internes et la question de la stabilité professionnelle. " Les membres de la Commission ont manifesté leurs intérêt et préoccupation. C’est en effet la première fois qu’a été présenté un rapport avec ces caractéristiques, qui ne se réfère pas exclusivement à un cas, mais qui reflète la situation générale du secteur de la justice du Guatemala, son indépendance et des implications qui en résultent ", a affirmé Yolanda Perez au cours de ses déclarations à la presse. S’initie donc un suivi de la situation du secteur de la justice du pays par la Commission interaméricaine afin de mesurer les avancées en la matière et d’assurer l’adoption des réformes nécessaires. Il convient de signaler que la CIDH va prochainement réaliser une visite au Guatemala au cours de laquelle sera prise en compte la situation générale des acteurs judiciaires.

Un résumé du rapport ou le rapport intégral présenté à la Commission peuvent être obtenus – en espagnol - auprès de l’Institut de Estudios Comparados en Ciencias Penales para Centroamerica :

inecipca@iccpg.org.gt

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